La restitution finale de l’étude visant la mise en œuvre de cette cyberadministration au Congo, a été faite le 9 avril à Brazzaville, par le projet Central African Backbone (CAB), de concert avec le cabinet BearingPoint, en présence du ministre des postes et télécommunications, Thierry Lézin Moungalla.
L’élaboration de l’étude sur la cyberadministration au Congo, s’est faite en trois phases. Ce qui a donné lieu, de façon directe, à l’approbation d’un portefeuille de deux projets prioritaires ainsi la sélection de quatre projets phares.
Il s’agit, en effet, des projets jugés plus adaptés au Congo, conformément au plan national de développement, aux bénéfices attendus par les usagers et les administrations de ce projet ainsi que de leurs effets collatéraux sur le développement du secteur des TIC au Congo.
La mise en œuvre effective de ce projet apportera vraisemblablement un impact significatif sur l’avenir du secteur public congolais. Il s’agit, en effet, de la mise en place d’un dispositif de lutte contre le fossé numérique (télé centres communautaires, plate-forme SMS, mobile money), l’élaboration d’une charte de la mise en place d’un portail de l’administration.
D’après cette étude, quatre grands défis sont à relever, pour un premier, afin de mieux atteindre cet objectif au niveau du Congo. Ces défis sont entre autres, la gouvernance publique, les infrastructures et accessibilité, la mise à la disposition d’outils pour les agents et des services pour les usagers.
Pour la phase expérimentale, le secteur de la santé et celui de l’éducation sont ciblés. Concernant le secteur de la santé par exemple, la cyberadministration permettra aux professionnelles de ce secteur de travailler en réseau avec d’autres, tant plan national qu’international.
Dans la mise en œuvre de ce projet, chaque ministère devra élaborer ses projets spécifiques.
L’objectif visé par cette étude réalisée dans la cadre du renforcement du cadre institutionnel et des capacités des acteurs publics, est double. De prime à bord, il est question de rendre plus compétitif l’administration congolaise.
«La cyberadministration c’est rendre plus compétitif, plus moderne, plus accessible et plus rapide l’accès aux services public de l’Etat », a indiqué le ministre des postes télécommunications Thierry Mougalla, qui a annoncé par ailleurs, la mise en place prochaine d’une agence de développement des TIC, qui permettra la coordination cohérente et efficace pour l’implantation d’une cyberadministration.