Traités Brazza-Makoko : neuf conférences scientifiques marquent la célébration des 140 ans

Samedi, Septembre 12, 2020 - 14:15

L’événement célébré par le Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza en collaboration avec l’université Marien Ngouabi, permet aux enseignants de cette alma-mater congolais d’animer une dizaine de conférences scientifiques dans ce haut lieu de la culture et de l’histoire du Congo. 

La série des conférences a été ouverte par le Pr Joseph Itoua, enseignant d'histoire à l’Ecole nationale supérieure de l’université Marien Ngouabi (ENS-UMNG) sur le thème : Traités Brazza-Makoko et leurs incidences.  

« La conférence de ce 10 septembre, la première d’une longue série qui s’étale sur plusieurs semaines, est le ton que nous voudrions donner à la commémoration d’un acte chargé d’histoire. Car sans le traité Brazza-Makoko, notre ville capitale ne serait certainement pas devenue une agglomération témoin de l’histoire, puis une cité verdoyante avec une population multiculturelle, puis une capitale refuge d’une France occupée, puis enfin, une ville plus que centenaire », a déclaré la directrice générale du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, Bélinda Ayessa, initiatrice de cette série de conférences.

Se souvenir du traité Brazza-Makoko, c’est porter le regard sur les incidences que cet événement a eu sur les processus d’urbanisation d’un espace rural dont l’avenir se traça à la faveur de la rencontre entre deux personnalités. C’est ce fil conducteur qui justifie l’argumentaire au cœur de la programmation des différentes conférences à venir, a ajouté Bélinda Ayessa.

Après la conférence inaugurale du 10 septembre, les prochaines interviendront, le lundi 14 septembre, sur le thème « De Brazza : vie et œuvres » par Dominique Oba, maître de conférences CAMES d’histoire, avec pour modérateur, le Dr Joachim Gomathéthé, maître de conférences CAMES d’histoire.

Le samedi 19 septembre, « Le code épistémo-éthique des Mbosi de la République du Congo : invariant, menaces et perspectives » par Didier Ngalebaye, maître de conférences CAMES de philosophie, avec pour modérateur, le Dr Joseph Zidi, maître de conférences CAMES d’histoire.

Le samedi 26 septembre, « La situation linguistique dans le département de la cuvette », par le Pr Yvon-Pierre Ndongo Ibara, professeur titulaire CAMES de linguistique, sous la modération du Pr Edouard Ngamountsika, professeur titulaire CAMES de linguistique.

Le samedi 3 octobre, « Sagesse et sorcellerie chez les Angungwel : un héritage ancestral », par le Dr Krishna Amen Ndounia, maître-assistant CAMES de philosophie, modéré par le Dr Laurent Gankama, maitre-assistant CAMES de philosophie.

Le samedi 10 octobre, « Histoire de la sociologie au Congo : épistémologie, éthique et nouvelle forme d’engagement », par le Dr Alexis Tobangui, maître-assistant CAMES de sociologie, sous la modération du Dr Jean Bruno Bayette, maitre-assistant CAMES de sociologie.

Le samedi 17 octobre, « Problématique de la riposte psychosociale face à la pandémie : cas de Covid 19 », par le Dr Nicaise Léandre Mesmin Ghuimbi, maître-assistant CAMES de psychologie clinique et psychopathologie, sous la modération du Dr Krishna Amen Ndounia.

Le samedi 24 octobre, « Jeunes femmes prend toi en charge », par le Dr Jean-Bruno Bayette, sous la modération du Dr Guy Moussavou, maître-assistant CAMES de sociologie de l’éducation.

Le samedi 31 octobre, « L’approche par compétence au Congo », par le Dr Guy Moussavou, maitre-assistant CAMES de sociologie de l’éducation, sous la modération du Dr Jean-Bruno Bayette.

Rappelons que lors de la conférence inaugurale, le Pr Joseph Itoua, a articulé sa communication portant sur « Traités Brazza-Makoko et leurs incidences » autour de deux questions principales : quels traités ont été signés entre De Brazza et Makoko ? Quelles sont les incidences que ceux-ci ont eu sur l’action coloniale de la France au Congo ?

S’agissant des incidences, le Pr Joseph Itoua a fait observer que la première incidence est l’installation du sergent Malamine à Mfoa pour la garde du poste et du pavillon français, donc de l’administration provisoire de la station française de Nkouna (De Brazza devant repartir en France). La deuxième incidence est la création de Brazzaville, La troisième est la convention du 5 février 1885. La quatrième est la création de la colonie du Congo-français. Le couronnement des explorateurs de De Brazza et surtout des traités signés sont sans conteste la cause de la création de la colonie du Congo-Français.

En 1910 naît l’Afrique équatoriale française qui comprend quatre territoires : le Moyen-Congo, le Gabon, l’Oubangui-Chari et le Tchad. Plus tard, le Cameroun, le territoire sous mandat français va s’ajouter. Ainsi, c’est le décret de 1910 qui doit être considéré comme le véritable acte de naissance du Congo.

Bruno Okokana
Légendes et crédits photo : 
Photo : le Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza (crédit photo/ ADIAC)
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