Inspiré par Malolo Matouala et réalisé par Flaverick Beautrésor Kouta dans le cadre d’un travail de restitution des ateliers de cadrage, jeu d’acteur et prise de son, organisé lors de la 5e édition du festival des films congolais en 2019 à Pointe-Noire, « La cabindaise » est une leçon de vie sur les conséquences des suppositions.
Christie, la vingtaine, est de retour à Pointe-Noire après cinq années d’études à l’étranger. Un long séjour qui n’a pas été facile car la jeune fille se devait non seulement de réussir ses études, mais également maintenir la flamme d’un amour à distance avec Franck. Une fois au pays, elle décide d’une visite surprise pour son amoureux. Mais, arrivée sur les lieux, elle le trouve en pleine discussion téléphonique qui la bouleverse totalement. « (…) Emmène-moi ma cabindaise stp. Non, pas la grosse, mais celle de la dernière fois… Je t’attendrais à l’aéroport et avant que tu ne partes pour l’hôtel, je prendrais ma cabindaise et je rentrerai avec elle… », avait entendu Christie.
Un bout de conversation avait suffi pour mettre la jeune femme dans tous ses états. Elle n’en revenait pas que Franck ait une liaison avec une autre fille alors que c’est grâce à ses parents que son amant avait désormais un toit où dormir, un job et une vie stable. Loin de laisser couler, Christie décide de mettre un terme à leur relation sentimentale et de lui retirer tous les avantages obtenus par son biais.
Quelques jours passés, elle se rend à l’ancien domicile de Franck pour une visite de courtoisie et s’assurer qu’il n’occupe plus les lieux. La jeune femme tombe sur une lettre qui la redirige vers une bouteille de vin vide portant l’inscription « La cabindaise ». Finalement, « ladite cabindaise de la discussion téléphonique n’était en fait qu’une marque de vin », se remémore Christie avant de se morfondre en larme et de réaliser qu’elle avait mis un terme à son histoire d’amour faute de présomption et de jalousie mal-fondée.
A la manière d’un journal intime, « La cabindaise » éduque sur la force du pardon et la nécessité du dialogue dans chacune de nos relations. En effet, si Christie avait pris un peu de recul et discuté avec Franck, le pire ne se serait pas produit. La philosophie du scénario est donc d’emmener la société à se détourner des jugements et conclusions à la hâte.
Pour un premier essai, l’équipe du film peut se féliciter du travail abattu car le court-métrage tient en haleine le téléspectateur et ne dévoile réellement le sens du scénario que dans les deux dernières minutes du film. On déplore cependant l’inexpérience de certains acteurs, la redondance sonore et la direction artistique peu soignée.
Notons que le casting de ce court-métrage de 14 mn se compose de : Amanda Bavi, Belneland Milandou, etc.