Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, est allé récemment dans la Zone agricole protégée (ZAP) d’Oyendzé, district de Ngoko, dans le département de la Cuvette, pour se rendre compte du niveau d’évolution des cultures et encourager les groupements à travailler davantage pour atteindre les objectifs assignés.
La ZAP d’Oyendzé fait partie des neuf que compte la République du Congo. L’objectif du gouvernement est d’augmenter l’offre des produits agropastoraux et halieutiques afin de réduire les importations dont le coût est estimé à plus de 700 milliards FCFA par année. Des importations qui sont surtout d’origine animale.
Sur le terrain, le ministre en charge de l'Agriculture s’est fait une idée du niveau d’évolution du maïs planté sur soixante-dix hectares. Les trente autres étant consacrés à la culture du manioc et de banane plantin. Paul Valentin Ngobo a, en effet, eu un échange direct avec les agriculteurs, question de toucher du doigt les problèmes auxquels ils font face. « Nous sommes fiers d’être à notre bureau qui est cette étendue de terre agricole. Nous allons contribuer, de façon significative, à ravitailler les éleveurs en aliment de bétail ; Ngoko apporte sa pierre à l’édifice en participant à cette compétition agricole nationale », a indiqué Emery Ngobami, membre d’un groupement agricole de la ZAP d’Oyendzé.
Accompagnant le ministre dans sa visite, le directeur départemental de l’Agriculture de la Cuvette, Rufin Edzobi, a déclaré que le travail réalisé par les groupements de la ZAP d’Oyendzé concourt à la lutte contre la pauvreté. Les revenus issus de ce travail reviendront, a-t-il dit, aux agriculteurs et non à l’Etat. Selon lui, le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, est un véritable partenaire des acteurs agricoles.
Paul Valentin Ngobo a, par ailleurs, visité la ZAP de Ngo Curaté, dans le département des Plateaux. Sur cette ZAP de 400 hectares appartenant au ministère, il y est planté du maïs qui va nourrir les Congolais, surtout servir à la fabrication de l’aliment de bétail. Arrivé à maturité, le maïs a commencé à être récolté par les différents groupements agricoles ayant trouvé leur gagne-pain d’autant plus que l’argent issu de la commercialisation des produits leur appartient.
A travers la création des ZAP, le gouvernement veut lutter efficacement contre le chômage, la pauvreté, l’urbanisation non maîtrisée, la désarticulation du territoire national, l’insécurité alimentaire et le déficit du commerce extérieur.