Covid-19 : le Covars "étudie" le retour du port du masque obligatoire

Jeudi, Octobre 6, 2022 - 11:56

Invitée sur la radio RMC, la nouvelle présidente du Covars, qui succède au Conseil scientifique, a annoncé que le retour du port obligatoire du masque est à l’étude face à la remontée des cas de covid-19 en France.

La huitième vague de covid-19 toucherait la France. "Tous les indicateurs sont en augmentation, les taux de positivité, d’hospitalisation, de consultation aux urgences et même une amorce d’augmentation du taux d’hospitalisation en réanimation. Donc, nous sommes dans cette huitième vague", a confirmé le Pr Brigitte Autran, présidente du Covars (Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires), sur RMC. 

Elle a annoncé que le retour du port obligatoire du masque est à l’étude. "Il faut continuer à être vigilant. Il y a des armes pour se battre. La prévention est très importante. Il faut vraiment porter des masques. On est vraiment dans une vague ascendante. Il reste recommandé de porter des masques de façon très fréquente, dès qu’on est dans un environnement où la distanciation sociale n’est pas respectée", a-t-elle expliqué.  Le Covars étudie ce point avec différents modèles. "L’ensemble des pays européens, les Etats-Unis, l’Amérique du Nord étudient également le retour du masque obligatoire. Aujourd’hui, personne n’a réintroduit l’obligation du masque, mais tout le monde l’étudie", a-t-elle souligné. 

Les vaccins protègent de façon très importante 

"Il faut encore se préoccuper du covid", a ajouté la Pr Brigitte Autran, martelant qu'"On n’est jamais à l’abri de l’apparition d’un variant qui pourrait être plus virulent. Il faut continuer à se faire tester quand on a l’impression d’avoir des symptômes ou qu’on est contact. Il faut que les laboratoires puissent ‘typer’ quel virus est en cause. Sans ça, on ne saura pas si un variant méchant survient. Il peut y en avoir. La surveillance mondiale reste extrêmement importante ".

La présidente du Covars souligne l’importance de la vaccination contre la covid-19, alors qu’une nouvelle campagne vient de débuter.  "Heureusement, les vaccins protègent de façon très importante contre les formes graves et les décès. Malheureusement, certaines personnes très fragiles, très âgées, ou qui ont un déficit immunitaire, restent extrêmement sensibles et peuvent faire des formes graves. Les indications sont très claires. Ce sont les personnes de plus de 60 ans et celles qui ont des facteurs de risques. Il faut aller voir son médecin pour savoir si on est éligible à la vaccination. Pour l’instant, une personne qui va bien et qui a moins de 60 ans n’est pas éligible à la vaccination ", précise-t-elle.

 

Noël Ndong
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