En prélude au lancement international de la douzième édition du Festival panafricain de musique (Fespam) prévu en juin au siège de l’Unesco à Paris, l’ambassade de la République du Congo a abrité une rencontre entre la ministre Lydie Pongault et les jeunes talents, chorégraphes, scénaristes et acteurs culturels de la diaspora.
La rencontre s’est tenue le 28 février dans la Salle verte de l’ambassade de la République du Congo en France. Présidée par la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, en présence de l’ambassadeur délégué permanent de la République du Congo auprès de l’Unesco, Henri Ossebi, et du commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, celle-ci a permis de vivre une séquence interactive avec les participants. L’objectif était d’établir des passerelles entre acteurs culturels de la diaspora et institutionnels en charge de la culture.
Après le mot de bienvenue du Premier conseiller de l’ambassade de la République du Congo, Armand Rémy Balloud-Tabawe, les intervenants officiels ont présenté la douzième édition tournée vers l’avenir prévue à Brazzaville du 19 au 26 juillet.
Cette prochaine édition succède à la relance réussie sous l’impulsion du chef de l'État, Denis Sassou-N’Guesso. De ce fait, ce nouvel instant culturel emblématique réunira artistes, chercheurs et institutions pour explorer les enjeux économiques de la musique africaine à l’ère du numérique, avec, en ligne de mire, à en croire les organisateurs, une rencontre qui s’annonce incontournable entre réflexion et performances exceptionnelles.
Lors des échanges interactifs, les préoccupations ont porté sur le choix des synergies à établir à partir de la culture ; comment assurer le relais des acquis engendrés par des artistes de Biso na Biso ; comment assurer la continuité de ceux-ci grâce à la jeune génération. Des questionnements et des réponses qui ont ramené à justifier l’intérêt de cette rencontre du jour en impliquant les jeunes, ceux qui ont embrassé les premiers les pratiques numériques, thème du Fespam au demeurant. Constat est fait à ce jour : la musique a atteint un caractère international avec l’absence de barrière du fait, soit de la langue, soit des frontières. C’est bien cette jeune génération à s’en être immédiatement appropriée.
Pour cette entrée dans l’univers numérique, la ministre a souhaité que le Fespam soit le point de départ, ou, plutôt, celui de la réinvention des modes de production et de distribution de nouveau de l’hyper-abondance des fichiers musicaux pour le dynamisme des industries culturelles.
Dans sa forme traditionnelle, le Fespam 2025, tel que présenté aux participants, offrira une gamme d’activités diversifiées, chacune contribuant à sa manière à la célébration et à la promotion de la musique africaine. Ces activités, soigneusement conçues, permettront de créer une expérience immersive et complète pour chaque participant. Au programme : spectacles musicaux ; un symposium ; une exposition d’instruments traditionnels de musique ; un marché de la musique africaine.
La présentation a suscité l’adhésion de la plupart des participants. Parmi ceux-ci, Genezio, Yorssy partenaire de scène du concert de Roga Roga au Zénith Paris La Villette et le représentant de TedMorgan Production, organisateur dudit concert. A l’unanimité, ils ont salué cette initiative et se sont dits prêts à aller vivre la prochaine célébration de la richesse et de la diversité de la musique africaine à Brazzaville.