A l’occasion de la commémoration, le 03 mars à Brazzaville, de la journée africaine de l’environnement, la ministre Arlette Soudan-Nonault, en charge de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement Durable, a demandé aux pouvoirs publics, aux opérateurs économiques, aux responsables de la société civile et aux populations, à faire preuve de sens des responsabilités dans la gestion des ressources naturelles que nous avons en commun avec les générations futures.
La Journée africaine de l’environnement a été instituée en 2002 par l’Organisation de l’Unité Africaine, afin de sensibiliser le public sur les enjeux et défis environnementaux urgents auxquels le continent Africain est confronté. Depuis 2012, à l’initiative conjointe de son excellence le président Denis Sassou N’Guesso et de son homologue Kenyan, cet événement est célébré conjointement avec la journée « WANGARI MAATHAI », afin de rendre hommage au professeur WANGARI MAATHAI, prix nobel de la Paix, pour son œuvre remarquable en faveur de l’environnement en Afrique et leader du mouvement de la Ceinture Verte, une organisation non gouvernementale qu’elle a créée en réaction au phénomène de déforestation et d’érosion des sols au Kenya.
Sous le leadership du président de la République, premier écologiste du Bassin du Congo, « nous devons montrer à l’Afrique l’exemple d’un pays respectueux de l’environnement, et servir de modèle à d’autres peuples sur le continent. Nous devons à cet effet, améliorer encore notre propre gouvernance environnementale à travers une appropriation par tous de la responsabilité environnementale. L’environnement nous engage tous, responsables administratifs, chefs d’entreprises nationaux et étrangers œuvrant au Congo, opérateurs de notre sol et de notre sous-sol, agriculteurs, citoyennes et citoyens conscients », a signifié la ministre de l’Environnement dans la déclaration rendu publique.
En Afrique, le Congo joue un rôle actif dans le plaidoyer comme illustre l’engagement permanent de la plus haute autorité qui, conduit une diplomatie environnementale active et remarquée sur la scène internationale. Le dynamisme de ce soft power s’est concrétisé récemment à travers l’organisation réussie à Brazzaville en 2023 et 2024 de deux grandes assises : le deuxième sommet des trois grands bassins forestiers tropicaux de la planète et la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement. En témoigne également l’installation, à Brazzaville, du siège de la Commission Climat du Bassin du Congo et de la Radiotélévision du Bassin du Congo.
Dans la déclaration lue par la ministre Arlette Soudan-Nonault, secrétaire exécutive de la commission climat bassin du Congo, elle rappelle que l’environnement n’ayant pas de frontière, seule une approche intégrée et régionale peut nous amener à préserver au mieux ce que nous avons en partage : la nature.
Par ailleurs, face aux enjeux de légitimité et de développement des États africains, « (...) il est possible et indispensable de combiner les enjeux du développement économique avec ceux de l’environnement, grâce à une politique de développement durable. (…) Les efforts de croissance économique et de justice sociale ne doivent pas occulter l’impérieuse nécessité de préserver l’environnement. La gestion durable de l’environnement est fondamentale pour l’atteinte de la sécurité alimentaire, de la paix, de la durabilité des infrastructures et de la stabilité sur le continent Africain », mentionne la déclaration officielle du gouvernement du Congo.
Signalons que cette déclaration rappelle que les engagements de pris lors de l’Accord de Paris en 2015 n’ont pas été respectés, huit ans plus tard, la 28ème COP qui s’est tenue à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, a cependant marqué un pas positif sur le long chemin qui mène à la justice climatique puisqu’un Fonds pour les pertes et dommages, destiné à aider les pays en développement à lutter efficacement contre les effets des changements climatiques, a été approuvé. La COP 29 tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, les États sont parvenus à un accord qui devrait permettre, à condition qu’il soit respecté, de tripler le financement aux pays en développement, par rapport à l’objectif précédent de cent milliards de dollars par an, et cela, d’ici à 2035.
Enfin, les appels répétés à la mise en place d’un nouvel ordre environnemental mondial lancés par les États en voie de développement, rencontrent de plus en plus d’échos à travers le monde et sont pris en compte dans l’agenda international.