Dorénavant, tout citoyen incivique qui maltraitera, agressera, stigmatisera ou portera main sur des personnes âgées ou handicapées souvent accusées de sorciers sera traduit en justice et puni sévèrement. Le Sénat a approuvé le texte de loi, le 5 mars à Brazzaville, lors d’une plénière présidée par son président, Pierre Ngolo.
Adoptées à l’unanimité, les lois portant protection et promotion des droits de la personne vivant avec handicap en République du Congo ont été initiées conformément aux dispositions des articles 31,125 et 143 de la Constitution.
Ces deux textes de loi visent à renforcer les mesures de protection de plus de 280 000 personnes de troisième âge et de celles porteuses de handicap recensées dans tout le pays. L’objectif étant de les protéger contre toute stigmatisation, maltraitance, violence et les accusations diverses.
Les dispositions dans ces lois prévoient des sanctions coercitives sévères à l’encontre de tout récidiviste afin de restaurer la dignité de ces personnes vulnérables, a précisé la ministre en charge des Affaires sociales, qui a soutenu le projet de loi.
« Dans notre société ces derniers temps, lorsque vous avez vieilli, vous êtes accusé de sorcier et de tous les maux, même par vos propres parents et très souvent vous subissez des agressions de tout genre. Pour protéger cette catégorie de personnes contre ces stigmatisations, le gouvernement a initié cette loi. Dans son applicabilité, désormais tous ceux qui agiront de la sorte, qu’ils soient parents ou qui que ce soit, seronts punis sévèrement, conformément à la loi », a précisé la ministre des Affaires sociales, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa.