Livre : Ramsès Bongolo et Anicet Douniama publient « Édith Lucie Bongo Ondimba une humanité toute proche de la divinité »

Samedi, Mars 8, 2025 - 15:55

Publié aux éditions Alliance Koongo par Ramsès Bongolo et Anicet Douniama, « Édith Lucie Bongo Ondimba une humanité toute proche de la divinité », écrit en relation avec la célébration du seizième anniversaire de la mort de l'ancienne première dame du Gabon, traite de l’humanité toute proche de la divinité et la traversée d’une vie exceptionnelle de cette grande dame.

Originaires du Congo, Ramsès Bongolo et Anicet Douniama sont des hommes de lettres et de culture. Ils ont écrit l'ouvrage qui décrit Édith Lucie Bongo Ondimba (Élbo) qui a rendu l’âme le 14 mars 2009, à l’âge de 45 ans, parce qu’elle fait partie de ces monuments humains dont la vie et l’œuvre méritent d’être revisitées en permanence pour servir de boussole aux générations présentes et futures. « Pour son humanité, son aménité et tout ce qu’elle a accompli ici-bas d’humble et de grand, nous, Ramsès Bongolo et Anicet Douniama, nous sommes alliés dans l’élaboration de cette œuvre littéraire afin de magnifier et d’immortaliser la vie hors du commun de la légendaire et glorieuse princesse Édith Lucie Bongo Ondimba, luciole du bassin du Congo, porteuse des lumières de l’âme, poseuse d’actes d’amitié et de bienfaisance si nécessaires au vivre-ensemble et à l’érection d’une cité d’or. En cette seizième année (2025) de son repos éternel, nous dédions, pour l’histoire et la postérité, cette somme poétique et prosaïque à ses orphelins », ont écrit Ramsès Bongolo et Anicet Douniama.

Cette réécriture fictionnelle du parcours prénatal, des points saillants de la prime enfance et des instants les plus marquants de la vie d’adulte d’Élbo, femme de grande valeur, que le Congo, le Gabon et l’Afrique pleurent encore jusqu’à ce jour, a pour principal objectif de permettre à la jeunesse africaine, en particulier, et à la jeunesse du monde, en général, de découvrir dans un flamboyant ludisme scriptural les vertus de la belle âme qu’était la lumineuse Élbo afin que son souvenir éclairé, son comportement exemplaire et ses œuvres de bienfaisance demeurent à jamais gravés en lettres d’or dans le parchemin de la mémoire collective. En effet, si Ramsès Bongolo et Anicet Douniama ont entrepris d’honorer cette "femme à l’âme violette", c’est pour deux bonnes raisons. Premièrement, pour saluer sa grandeur, et secundo, remplir leur part de contrat "fraternel" et de chercheurs, au regard de son don d’amour inoubliable. Ce florilège est à la fois une fictionnalisation, une poétisation et une philosophisation de la nature profonde d’Élbo. Leur façon de concevoir le monde et leur attitude face aux circonstances révèlent leur vraie nature. Ce n’est donc pas ce qu’on dit d’eux qui les définit, mais les actes qu’ils accomplissent.

Ce livre est structuré en trois parties : "Textes conjoints d’Anicet Douniama et Ramsès Bongolo" ; "La rose du bassin du Congo" ; et "Hommage à l’orchidée éternelle Édith Lucie Bongo Ondimba". Au-delà de la première partie, le segment intitulé "La rose du bassin du Congo" effectue un parallélisme psychologique, une analogie tempéramentale entre Édith Lucie Bongo Ondimba et Kipas Vita, figure féminine emblématique de la résistance anticoloniale, vénérée comme une sainte dans les mouvements spirituels afrocentriques. À la fois écrite en prose et en vers, ce segment établit en même temps en plusieurs points la prospective (autrement dit les potentiels avantages ou l’éventuel bien-fondé de l’icônisation et la béatification d’Élbo). De manière plus pratique, cette section du livre répond poétiquement, mais sérieusement, aux questions suivantes : qui était Édith Lucie Bongo Ondimba ? Quelles sont les traces de son passage ou quel héritage a-t-elle laissé à l’humanité ? et quel souvenir l’Afrique et le monde ont-ils gardé de cette "femme-météore" ?

Édith Lucie Bongo Ondimba, une rose

À propos du sous-titre "La rose du bassin du Congo", le symbolisme de la rose n’est pas anodin, car la rose est une fleur fragile. C’est une fleur dont la vie est certes sommaire, mais dont le doux parfum ne laisse personne indifférent. De par l’hospitalité et la générosité de son parfum, la rose demeure l’une des fleurs les plus prisées, les plus commercialisées et les plus poétisées. Sous d’autres cieux, la rose évoque l’amour. A titre d’exemple, offrir un bouquet de roses à une femme signifie lui avouer son amour. C’est, par conséquent, de ce geste chevaleresque que découle l’expression "conter fleurette". Bref, Élbo était une rose, comme le témoignent ces vers ci-dessous. « Rose de l’empathie, Et de l’amour du prochain, Rose de la bonté et de la générosité, Rose de l’amitié et de la fraternité, Rose de la grâce et de la beauté, Rose de l’éloquence et de l’élégance, Rose de la chance et de la bénédiction, Rose du bonheur et de la joie, Rose de l’assistance et de la santé, Rose de la pureté et de la vérité, Rose de la victoire et de la gloire, Rose solaire, Née pour apporter le sourire à l’humanité, Rose-arc-en-ciel, Qui dissipait les nuages torrentiels,  Rose-providentielle, Qui relia deux équipes présidentielles, En une seule famille, Rose des tropiques, Rose d’Afrique, Ô sublime Rose du Congo, Arrose le continent des Pharaons, Avec les parfums du firmament. »

Enfin, le troisième segment intitulé "Hommage à l’orchidée éternelle Édith Lucie Bongo Ondimba" est une revisitation du parcours d’Élbo par un contemporain, poète, journaliste et témoin de sa vie palpitante et inspirante. Ce recueil à plumes croisées célèbre avec la gravité de l’essai, le lustre de la poésie, la magie de la féerie et les artifices de la nouvelle, mais aussi avec le luxe de la fiction et la profondeur de la philosophie, la grandeur d’une icône : Élbo, une femme dont l’humanité était, à certains égards, toute proche de la divinité.

Les sociétés humaines ont besoin, dans leur cheminement vers le développement, d’hommes et de femmes-repères dont le parcours exemplaire sonne comme une invite permanente adressée à la jeunesse en particulier et aux humains en général où qu’ils se trouvent, afin de leur permettre de tracer les sillons d’un avenir dont les marques, les souvenirs et les fruits seront l’authentique illustration de la solidarité et de l’amitié prouvées au sein de l’humanité. « Élbo, personnalité lumineuse dont nous avons ici honoré la mémoire (et ce, après avoir reçu d’éloquents témoignages des Congolais, des Africains et autres personnes à travers le monde), a tout au long de sa vie terrestre, inscrit sa réflexion et son action dans cette perspective afin de contribuer à changer le monde. Élbo a donc été un grand esprit et un grand destin qui laisse à la postérité une leçon magistrale de vie. Elle a vécu toute son existence en humaniste, en altruiste et en personne sociable et sociale. En effet, toute société qui se veut porteuse d’espérance doit donner la place qui sied à de tels bâtisseurs qu’ils appellent "les défricheurs d’avenirs" », ont souligné les deux auteurs.

Bruno Zéphirin Okokana
Légendes et crédits photo : 
1-La couverture du livre "Édith Lucie Bongo Ondimba une humanité toute proche de la divinité" / DR 2-Ramsès Bongolo/ DR 3-Anicet Douniama/ DR
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