La formulation et la commercialisation de ces aliments dès l’année prochaine par le Congo, lui permettra d’atteindre à coup sûr, l’un de ses objectifs fondamentaux, celui d’accroître considérablement la production aquacole, en vue de mieux améliorer la sécurité alimentaire et lutter contre la faim.
Le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Bernard Tchibambéléla, l’a annoncé le 7 septembre à Djoumouna, à l’occasion de la clôture de la formation sur les techniques de production des aliments pour poissons.
En effet, cette commercialisation annoncée dès le début de l’année prochaine, est le résultat des six jours de formation, lesquels ont permis aux techniciens du ministère d’assimiler les nouvelles techniques dans la production d’aliments de poissons.
Désormais outillés, les experts du ministère sont en train de tout mettre en œuvre pour accroître de façon significative la production, dans le but d’enclencher la commercialisation dès le début de l’année 2014, avec plus de sérénité.
Ces aliments de poissons sont formulés à base des matières premières associées et mélangées, favorable pour la bonne santé des poissons.
«En accueillant cet atelier, monsieur le coordonnateur du programme ACP Fish II, vous vous inscrivez dans la dynamique du gouvernement, dans sa politique de développement de l’aquaculture et de l’élevage en cages flottante. J’ai vu moi-même comment vous avez travaillé et je pense qu’il est possible aujourd’hui que le Congo produise les aliments de poissons à base des matières premières », a déclaré le ministre Bernard Tchibambélela à la clôture de la formation.
Une fois mis sur le marché, a renchéri le ministre de la pêche, le Congo comptera parmi les premiers pays d’Afrique Centrale à vendre les aliments pour poisson et à un prix sans doute accessible.
Il convient de rappeler que la formation initiée par ACP Fish II, a porté sur 5 modules à savoir : les matières premières ; la nutrition des différents types de poissons et la formulation des aliments; la production ; la logistique et le contrôle qualité et l’application dans une ferme pilote de démonstration.
L’objectif visé à travers cette formation, était de renforcer les capacités des acteurs et cadres nationaux des institutions professionnelles de la sous-région d’Afrique Centrale, dans le domaine des techniques de production des et de gestion locale d’aliments pour l’aquaculture intensive.
Cette formation ambitionnait surtout à pallier l’épineux problème de pénurie d’aliments pour poissons en Afrique