L’organisation, dans les prochains mois, d’une Foire agricole annoncée par le président de la République pour stimuler la production des produits vivriers suscite, d’ores et déjà un engouement chez les agriculteurs du pays. Une sorte d’émulation qui permettra aux départements d’exposer les produits de leur terroir et valoriser les acteurs, tout en développant les échanges de savoir-faire.
Encourageante, au regard de la forte dépendance du pays en denrées alimentaires, l’initiative vise à accroître la production agricole. Autant, il faut convenir des modalités de son organisation et définir les critères de sélection pour faire en sorte que se rencontrent les travailleurs de la terre et les consommateurs, notamment les ménages, les commerçants et restaurateurs, sans omettre les entreprises de transformation agroalimentaires.
Procéder de la sorte favorisera sa durabilité en évitant, comme par le passé, les erreurs des précédentes initiatives jugées infructueuses pour atteindre l'autosuffisance alimentaire. Le cas des villages agricoles et le projet de développement des pistes agricoles figurent parmi tant d’autres échecs en dépit d’importantes sommes d’argent investies.
Aujourd’hui, la création de zones agricoles protégées ouvre des perspectives prometteuses pour accroître la production de maïs, de manioc, de banane et de soja. Pérenniser ces incubateurs devrait prendre en compte l'amélioration des infrastructures de transport des produits vers les grands centres de consommation combinée à un soutien des agriculteurs par le biais de formations afin d’optimiser les rendements et peut-être apprendre à maîtriser les techniques de transformation des produits pour générer une valeur ajoutée significative.
Une responsabilité que les pouvoirs publics se doivent d’assumer pleinement.