Face à l’omniprésence des écrans et des divertissements instantanés, le théâtre congolais livre un combat existentiel dont l’issue nous concerne tous. La 8ᵉ édition du Festival international du théâtre et autres arts (Fitaas) nous rappelle que le théâtre, loin d’être un simple divertissement, il constitue un pilier fondamental de notre construction sociale.
Comme le souligne justement Yvon Wilfride Lewa-Let Manda, son directeur, le théâtre demeure « un art vivant qui éduque ». Au-delà du spectacle, il interpelle, questionne et provoque des prises de conscience collectives. La pièce présentée par la troupe Autopsie en est l’illustration parfaite, pointant du doigt certains comportements féminins pour susciter réflexion et débat.
Mais le théâtre est menacé. Les salles se vident tandis que séries et films d’action monopolisent l’attention du public. La désertion traduit l’affaiblissement d’un espace d’échange et de critique sociale irremplaçable. L’abandon du théâtre s’inscrit dans un contexte plus large de déficit culturel qui pousse, entre autres, nombre de talents à l’exil. Le manque d’infrastructures culturelles adéquates prive le public d’expériences artistiques enrichissantes et participe à l’appauvrissement du tissu social congolais.
Le plaidoyer de Lewa-Let Manda résonne comme un appel à la responsabilité collective. Pouvoirs publics, mécènes, artistes et public doivent jouer leur partition pour préserver cet art majeur. Le théâtre reste un outil essentiel pour façonner la société que nous voulons construire.
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