L'un des enseignements que l'on peut tirer de la récente visite de travail du président de la République dans le département de la Bouenza est que le Congo dispose d'un énorme potentiel d'énergies. Et elles ne sont pas que matérielles.
La mobilisation des jeunes dans les zones agricoles protégées (ZAP) des localités de Mouindi et de Bouansa a montré leur détermination à faire de l'agriculture une source de revenus et une occupation pérenne. Contrairement à ce que l'on pense, ce domaine d'activités n'est pas l'apanage d'une catégorie de personnes ayant abandonné les études.
Dans les chantiers agricoles de la Bouenza travaillent des filles et des garçons détenteurs de diplômes universitaires. Ils ont fait le choix du "retour à la terre" en toute conscience et ont confiance en leur avenir. Mais comme on le voit, l’expérience des ZAP est nouvelle et les décideurs ont du pain sur la planche.
Au-delà de la fierté légitime exprimée pour le succès de cette initiative louable, il y a la suite : les jeunes agriculteurs qui s'investissent à fond tel qu'on les a vus à l'œuvre dans la Bouenza seront plus heureux si des facilités leur seront accordées dans l’écoulement du produit de leur labeur.
Tenir ce pari pour le bien des acteurs agricoles évoluant sur l’ensemble du territoire national devient un impératif pour le gouvernement.